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      RAPPEL : Projet YNWA face au Covid-19 #UnityIsStrength   05/04/20

      Bonjour Kopite, Nous espérons que tout va bien pour toi et tes proches dans cette période un peu particulière. À défaut de pouvoir continuer à te voir nous avons mis en place avec LFC en direct d'Anfield le Projet YNWA pour faire face au Covid-19 ensemble ! #UnityIsStrength Donc, dès maintenant nous te proposons de nous rejoindre ci-dessous : En attendant prends soin de toi, L'équipe OLSC France - Liverpool French Branch You'll Never Walk Alone
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Platini le dernier des romantiques


rafalabamba
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Le documentaire, réalisé par J-M Goussard, que consacre Canal + à « Platini, le dernier des romantiques », malgré des connexions limitées avec Liverpool (hormis évidemment le terrible épisode du Heysel et l’apparition d’un fanion du club en arrière-plan d’une interview de Roger Rocher sur la caisse noire…), présente l’énorme avantage, pour le quadra et futur quinqua que je suis, de le replonger dans le football « romantique » de sa jeunesse :

 

-        Un football d’avant l’argent :

 

Comme le souligne Michel Platini, dans l’entretien qui suit avec Hervé Mathoux, sa génération des années 80 est la dernière avant celle de l’émergence du foot-business.

 

On peut ainsi entendre que Michel Platini avait vu son salaire (déjà « famélique » au regard des standards actuels même compensé par la publicité pour le fameux « Fruité ») divisé par deux suite à son refus de prolonger son contrat avec l’AS Nancy-Lorraine…

 

Le décalage avec la période actuelle est aussi frappant concernant les projets de transfert d’un des meilleurs joueurs au monde. Dans le documentaire, sont évoqués Wolverhampton, Arsenal, les Spurs, Valence, le PSG (de l’ère Hechter/Borelli) qui ne semblent pas être, à l’époque, des équipes de premier plan dans leurs championnats respectifs…

 

-        Un football d’avant les médias :

 

Même si le choix de rejoindre la Juventus plutôt que des clubs anglais fut notamment lié à la possibilité de bénéficier d’une trêve hivernale, le documentaire rappelle que le football italien était peu médiatisé, à cette époque, en France : les buts étrangers de Stade 2 du dimanche soir (vraisemblablement à l’origine de mon addiction à LFC…) ne pouvaient ainsi reprendre ceux du Calcio qui venaient de se terminer…

 

Le téléspectateur est également frappé de la proximité des joueurs avec les journalistes et même le public, qui envahit régulièrement les pelouses du Calcio…

 

Il peut être aussi surpris que la co-présentation d’une émission de télé consacré au football international sur Antenne 2 revenait à un joueur en exercice (Michel Platini donc associé à Bernard Père, qui commentaient l’actualité des championnats étrangers dont le Calcio..).

 

-        Un football d’avant les datas :

 

Platini, étant aussi sponsorisé par Thomson, il est « rafraîchissant » de le voir présenter les fonctionnalités d’un ordinateur, qui ne relèverait même pas de la préhistoire pour les « digital natives » que nous sommes devenus…

 

De même, le football de l’époque ne s’embêtait pas avec la VAR quand on voit la façon dont Bruno Bellone, filant vers le but lors de la fin de la prolongation du mythique quart de finale entre la France et le Brésil de 1986, a été « séché » sans la moindre intervention arbitrale…

 

-        Un football d’équipes nationales :

 

Pour moi qui ne suis plus l’équipe de France (ou les autres équipes nationales) depuis vingt ans, j’ai été frappé par les souvenirs et émotions laissés par ces « bleus » du milieu des années 80 avec les matchs de Séville, de l’Euro 84 ou de la coupe du monde au Mexique.

 

A part peut-être le bref intermède de la coupe du monde 98, j’ai l’impression que le football des équipes nationales s’est arrêté à cette époque…

 

Bien évidemment, tout n’était pas parfait dans cette décennie de la mi 70-80’s comme le rappellent les « Platini, Enc*** » entendus lors d’un match de la Juve au parc des princes ou bien plus tristement la catastrophe du Heysel…

 

On sent d’ailleurs Michel Platini toujours embarrassé lorsque ce sujet est évoqué, à l’instar de sa célébration un peu excessive, au regard du contexte tragique, de la transformation d’un pénalty totalement inexistant (que certains supporters de la Juve les plus proches du terrain ne célèbrent d’ailleurs pas). A la première question sur le Heysel, il préfère d’ailleurs revenir sur la finale de 1983 perdue, empêchant la Juve d’établir une réelle dynastie européenne…

 

Ce documentaire permet donc de restituer une époque et d’apprécier l’évolution du football européen sur quarante ans pour le meilleur et vraisemblablement le pire…

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