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      RAPPEL : Projet YNWA face au Covid-19 #UnityIsStrength   05/04/20

      Bonjour Kopite, Nous espérons que tout va bien pour toi et tes proches dans cette période un peu particulière. À défaut de pouvoir continuer à te voir nous avons mis en place avec LFC en direct d'Anfield le Projet YNWA pour faire face au Covid-19 ensemble ! #UnityIsStrength Donc, dès maintenant nous te proposons de nous rejoindre ci-dessous : En attendant prends soin de toi, L'équipe OLSC France - Liverpool French Branch You'll Never Walk Alone
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rafalabamba

Liverpool / Saint-Etienne : Destins croisés

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Les mercredi 2 et 16 mars 1977, Liverpool et Saint-Etienne se rencontraient à l’occasion d’un quart de finale de la coupe d’europe des clubs champions, qui allait se conclure par la chevauchée fantastique du super Sub David Fairclough, inscrivant un 3ème but dans les dernières minutes permettant à Liverpool de renverser sa défaite à l'aller à Geoffroy-Guichard.

 

Pour quelqu’un né à Saint-Etienne dans les années 70 et grand supporter des Reds depuis le début des années 80, ce quarantième anniversaire ne peut passer inaperçu surtout qu’une autre confrontation, en seizième finale de l’Europa League, entre Saint-Etienne et le voisin honni de Manchester United, en a ravivé, pendant une semaine, le souvenir.

 

Cet anniversaire est d’autant plus important dans l'histoire des deux clubs qu’il marque une sorte de passage de témoin sur la scène européenne entre les Verts de Saint-Etienne et les Reds de Liverpool.

 

En effet, la défaite à Anfield sonna la fin de l'épopée européenne des Verts, qui, après une demi-finale de C1 en 1975 et une finale malheureuse en 1976 contre le Bayern Munich, était incontestablement une des équipes favorites de l’édition 1976/77.

 

Pour un certain nombre de joueurs stéphanois, la défaite à Anfield fut encore plus amère qu’en finale à Glasgow l’année précédente : Saint-Etienne était éliminé après avoir réalisé deux de ses meilleurs matchs européens…La génération dorée issue de la formation, complétée de Piazza et Curkovic, allait progressivement laisser la place aux Platini et Rep qui ne parviendront jamais à revenir à ce niveau de la compétition et à entretenir durablement cette flamme verte…

 

L’année suivante, les Verts furent rapidement éliminés par Manchester United dans la coupe des vainqueurs de coupe et ne réalisèrent plus que quelques exploits sporadiques contre le PSV Eindhoven et Hambourg SV sans jamais dépasser le stade des quarts de finale des compétitions européennes avant de sombrer définitivement avec l’affaire de la caisse noire au début des années 80….

 

Au contraire, cette victoire contre Saint-Etienne fut le début pour Liverpool de la décennie glorieuse en C1 avec 4 victoires en 7 ans, Paisley et Fagan prolongeant et embellissant la première victoire en C3 du maître Bill Shankly en 1973…Comme l’admit Ray Clemence, « Saint-Etienne était probablement la meilleure équipe d’Europe à cette époque et après les avoir battus, nous avons senti que nous pouvions remporter la C1 ».

 

Si le destin de Liverpool et Saint-Etienne s’est croisé et, en quelque sorte, inversé en 1977, les deux clubs présentent néanmoins un certain nombre de similitudes :

 

Tout d’abord, sur un plan urbanistique, les deux villes partagent une histoire ouvrière fondée pour l’une sur les mines (et également la manufacture des armes Manufrance) et l’autre sur le commerce maritime et les docks. Saint-Etienne reste plus petit que Liverpool mais les ressemblances entre ces deux cités industrielles ayant éclos au 19ème siècle restent frappantes.

 

Elles entretiennent une forte rivalité avec leurs proches voisins qu’ils soient lyonnais ou mancuniens même si l’opposition entre la cité industrielle et la ville bourgeoise est plus marquée entre Saint-Etienne et Lyon qu’entre Liverpool et Manchester, cités de taille comparable qui avaient fondé leur richesse sur leurs ports et se concurrençaient dans ce domaine.

 

Après une période de crise liée au thatchérisme pour l’une et à la fin de la Manufrance pour l’autre, les deux villes ont connu un profond mouvement de rénovation, encore plus marqué avec la tertiarisation de l’économie à Liverpool, avec la spectaculaire réhabilitation des docks et la création de l’ensemble commercial Liverpool One.

 

Un autre point commun entre Liverpool et Saint-Etienne est constitué évidemment par la passion entourant le football et la ferveur constante des supporters. A titre d’exemple, 6.000 supporters stéphanois s’étaient déplacés pour le quart de finale de 1977, dont un certain nombre contraints de dormir dans la rue…Le travelling Kop est aussi bien connu pour ses déplacements européens en toutes circonstances.

 

Les deux villes respirent le foot, dont les clubs respectifs font la fierté des habitants (à l’exception de ceux supportant les Toffees à Liverpool…). Saint-Etienne, comme Lens également, font partie des rares clubs français où le soutien du public est comparable à l’ambiance anglaise (en tout cas celle d’avant la Premier League…), comme l’ont d’ailleurs rappelé les supporters stéphanois lors de leur déplacement à Old Trafford.

 

Les deux équipes sont d’ailleurs identifiées par des couleurs, connues de tous, les Reds pour les uns, les Verts pour les autres, étendards qui se transmettent de génération en génération. Lors de la confrontation de 1977, les kopites répondirent d’ailleurs par un « Allez les rouges » aux encouragements des supporters stéphanois et leur célèbre « Allez les verts »…

 

Les deux stades présentent aussi des similitudes, le stade Geoffroy-Guichard ayant été longtemps considéré comme un stade « rectangulaire » à l’anglaise avec des tribunes proches du terrain, même si la rénovation intervenue dans le cadre de la préparation de l’Euro 2016 a conduit à en fermer les virages.

 

Quelques joueurs ont également porté les deux maillots pour des périodes toutefois limitées. Le solide défenseur norvégien Kvarme fit trois saisons à Liverpool puis deux à Saint-Etienne. « Titi » Camara, formé à Saint-Etienne, fit la première saison du Liverpool de Gérard Houllier alors que les deux « Gems » du « professeur » Le Tallec et Sinama-Pongolle effectuèrent des passages en prêt à Saint-Etienne de 6 mois et 1 an dans le cadre des nombreux clubs fréquentés au cours de leur carrière d’espoirs n’ayant jamais véritablement confirmés…Nabil El Zhar fut enfin un jeune ailier marocain formé à l'ASSE recruté par Benitez.

 

Au niveau du staff technique, John Toshack se signala par un court passage sur le banc de l’ASSE de 3 mois avant de rejoindre un de ses clubs de cœur la Real Sociedad. Damien Comolli était directeur sportif de l’ASSE avant d’être recruté par Liverpool comme directeur de la stratégie du football en octobre 2010 avec des succès évidents (Luis Suarez, Jordan Henderson) et des flops certains (Andy Carroll, Stewart Downing) qui conduisirent à son éviction en avril 2012.

 

Un des derniers points communs entre les deux clubs pourrait résider dans l’adaptation tardive mais réussie au football moderne, même si les moyens diffèrent entre les deux championnats et les deux clubs. Après une période chaotique, ces derniers paraissent désormais relativement bien gérés, le tandem Romeyer-Caïazzo inscrivant le club stéphanois dans une relative stabilité tandis que les nouveaux propriétaires américains de Liverpool ont enfin permis l’agrandissement d’Anfield, attendu depuis plus de vingt ans...

 

En conclusion, comme le rappellait Christophe Galtier l’entraîneur stéphanois, les deux clubs se ressemblent dans l’esprit et dans les valeurs. En tout cas, le match contre Saint-Etienne en 1977 restera encore longtemps dans la mémoire des Kopites sur le podium des nuits magiques d’Anfield avec l’Inter en 1965 et Chelsea en 2005 !!!


 

Edited by rafalabamba

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Tu as parfaitement résumé la réalité et la légende.

Je vais y ajouter mon témoignage, car j'avais 17 ans au moment de ces matchs, et supporter inconditionnel de Sainté (c'est encore la seule équipe française dont je suis les matchs)  c'est à ce moment là que j'ai découvert le Liverpool FC et que je suis tombé dans la marmite.  

Dés mes premiers échanges avec les kopites, le match retour contre Saint Etienne était devenu le match de référence en terme de qualité, de résultat et d'ambiance. C'était pour tous les scousers que je rencontrais, le graal du football européen à Anfield. 

Lors de la finale contre le Real en 1981, je me souviens avoir discuté avec l'un d'eux, qui était présent au stade le 16 mars 1977 et qui m'a expliqué avoir été tellement impressionné par l'enthousiasme des Stéphanois et  de leurs supporters, que dés le lendemain et pour leur rendre hommage, il avait demandé et obtenu que le club de foot amateur dont il était le manager, change la couleur du maillot de bleu à vert !  :respect:

Je me souviens aussi qu'il y a quelques années, alors que Saint Etienne était au fond du trou en deuxième division et jouait pour sauver sa tête, le site du Liverpool FC avait fait passer une annonce pour demander à tous les fans du LFC de soutenir les verts en mémoire du passé et de cette confrontation légendaire. :respect::respect:

Oui, le lien entre ces deux clubs va bien au-delà du football.

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De mon séjour, la semaine dernière, à Liverpool, j'en profite pour corriger deux points :

- La C3 de 1976 a été remportée par Bob Paisley et non Shankly, comme le rappelle le palmarès pharaonique d'Uncle Bob repris sur la Paisley's Gate,

- Dans le programme du match, un article était consacré à Nabil El Zhar, jeune joueur formé à Saint-Etienne puis recruté par Benitez avec quelques apparitions sous le maillot rouge.

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De mon séjour, la semaine dernière, à Liverpool, j'en profite pour corriger deux points :

- La C3 de 1976 a été remportée par Bob Paisley et non Shankly, comme le rappelle le palmarès pharaonique d'Uncle Bob repris sur la Paisley's Gate,

Le plus facile à Liverpool étant de se rappeler le palmarès de Shankly  en Europe : 1 seul titre, acquis en 1973 : : la coupe de l'UEFA

Shankly bien qu'étant une icône à Liverpool possède un palmarès des plus faméliques. Mais il posa les jalons.. Paisley est le fils de Shankly et les 2 sont indissociables à mon avis.. mais cela reste mon point de vue d'amoureux du LFC , donc en manque total d'objectivité

Paisley sans Shankly c'est comme Laurel sans Hardy, Abbott sans Costello , Milan sans Remo.

 

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