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J. Klopp The biography par E. Neveling

Une biographie assez moyenne sans véritable analyse de fond sur le parcours de notre actuel manager.

On peut en retenir que :

  • Il a entraîné Voronin (aka « pony-tail ») lorsqu’il était à Mainz ;

  • Sa prise de fonctions à Dortmund a été assez similaire à celle connue à Liverpool avec une rapide adhésion des fans à un système où le manager est rapidement devenue la star grâce à son charisme et sa répartie,

  • L’ouvrage donne assez peu d’indications sur les principes défensifs inspirant Klopp, qui a pu toutefois se reposer à Dortmund sur la charnière centrale composée de Hummels et Subotic. L’auteur constate toutefois que des problèmes défensifs sont apparus lors de la deuxième année, où Dortmund fut champion consécutivement, passant de 25 buts encaissés en 2011 à 42 en 2012…

  • J. Klopp a accusé de plagiat le Bayern de Heynckes en 2013 pour la copie de son « gegenpressing » ;

  • Il avait déjà connu des renversements stupéfiants en coupe d’europe avec notamment deux buts inscrits dans les dernières minutes pour se qualifier en ligue des champions 2013 contre Malaga,

  • Il fut un consultant très apprécié des médias, activité qu’il arrêta en 2008 lorsque sa carrière de manager « décolla » ;

  • Il dispose d’un palmarès indiscutable : Champion d’Allemagne en 2011 et 2012, Coupe d’allemagne en 2012 et deux finales perdues, une finale de C1 en 2013 et deux titres de Manager de l’année en 2011 et 2012.

Reste désormais à enrichir ce palmarès à Liverpool.

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This is Anfield

Dans cette période de fêtes, où les « beaux livres » sont traditionnellement à l’honneur, « This is Anfield » constitue un très beau cadeau pour tout supporter des Reds s’intéressant à l’histoire du club…

Cet ouvrage permet, en effet, de se replonger, à partir de photos ou plans d’archives, dans la riche histoire du Liverpool Football Club à travers les évolutions de son stade… On accède, dès le début de l’ouvrage, à une photo impressionnante de la masse des supporters regroupés dans la tribune du kop en 1914, même si les auteurs rappellent que, pour le premier match en 1892, seuls 300 scousers avaient poussé les portes d’Anfield…

Le lecteur peut ensuite retrouver la première photo d’une équipe de LFC en 1892 ou celle du « season-ticket » pour la saison 1892-93 avec une couverture rouge prémonitoire…

Les différents travaux d’agrandissement du stade sont largement détaillés. On apprend que le terme de Spion Kop fut, la première fois, employé en 1904 à Woolwich Arsenal. En 1906, Tom Watson, le manager, et les directeurs du club ont même participé aux travaux de rénovation.

L’architecte écossais Archibald LETCH fut, quelque part, le « père » d’Anfield, lui ayant donné ses principales fondations. Il a travaillé également sur d’autres stades comme Goodison park, Old Trafford, Highbury ou Stamford bridge…

Un chapitre (assez traditionnel) est consacré aux supporters, où leur sportivité « légendaire » est rappelée (notamment pour applaudir les champions « couronnés » à Anfield comme Leeds ou Arsenal). La photo de l’extravagant Dr Fun (et de sa poupée) est également reprise au sein de chapitre.

Les auteurs rappellent les « usages détournés » d’Anfield, qui a accueilli des combats de boxe dans les années 30-40 dont 2 championnats du monde…Une exhibition de tennis avec Fred Perry fut également organisée en 1937.

Le record de fréquentation fut atteint le 2 février 1952 avec 61.905 spectateurs pour un 4ème tour de FA CUP contre Wolverhampton. Ce record sera peut-être battu un jour si les travaux d’agrandissement du stade se poursuivent...

La période de Shankly, qui surnomma Anfield « the biggest toilet in Liverpool » (en raison notamment de l’absence d’eau courante dans les vestiaires) et du boot room est aussi mise à l’honneur. Les parcours exemplaires d’un Tom Williams (qui fut à l’origine du Boot Room, de Melwood et de l’arrivée de Shankly) ou d’un Peter Robinson, secrétaire du club pendant ses décennies glorieuses, sont également mis en exergue.

Shankly s’opposa à un projet de stade partagé avec Everton à Aintree, idée qui ressurgit à la fin des années 1990 heureusement avec le même succès….

Avant de conclure sur le renouveau d’Anfield grâce aux propriétaires américains (passage obligé dans un ouvrage « officiel»), le livre revient également sur le mythique « Boot-room », moment privilégié entre quelques happy few le dimanche matin autour d’un thé, auquel les joueurs n’étaient pas autorisés à participer…

Bref, un « must-read » pour tout supporter de LFC !!!  

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  • J. Klopp a accusé de plagiat le Bayern de Heynckes en 2013 pour la copie de son « gegenpressing » ;

T'as plus d'infos là-dessus?

Parce que j'adore notre Allemand, mais le concept de plagiat dans le football...

Tous les grands entraineurs s'inspirent des autres, passés ou présents.

Parce que sinon, Sacchi ou le regretté Cruyff auraient pu accuser de plagiat un paquet de coachs...

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T'as plus d'infos là-dessus?

Parce que j'adore notre Allemand, mais le concept de plagiat dans le football...

Tous les grands entraineurs s'inspirent des autres, passés ou présents.

Parce que sinon, Sacchi ou le regretté Cruyff auraient pu accuser de plagiat un paquet de coachs...

A priori, cela date du retour d'Heynckes au Bayern (celui de 2011...) et du redressement des Bavarois qui s'en suivit.

A la suite de l'élimination de Dortmund par le Bayern en quart de finale de la coupe d'allemagne en 2013, Klopp, lors d'une conférence de presse, compara le Bayern aux chinois dans l'industrie : "ils regardent ce que font les autres et le copient. Ainsi, ils peuvent suivre le même plan avec plus d'argent et d'autres joueurs".

Pour l'auteur de la biographie, la référence à l'espionnage industriel pouvait parler dans une région comme la Ruhr, qui avait souffert de la concurrence internationale.

Pour les observateurs "neutres", Klopp a pu être considéré comme un mauvais perdant, n'acceptant pas la nouvelle domination du Bayern.

Heynckes répondit par un conseil plus que par la polémique : "Si Jurgen a la chance d'entraîner un jour une équipe comme le Bayern ou le Real, il réalisera que c'est un monde complètement différent.  Je pense qu'il se serait exprimé autrement s'il avait cette expérience".

A signaler la sortie d'une nouvelle bio sur Klopp : "Bring the noise" par Raphael Honigstein. 

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A signaler l'excellent portrait d'Howard Gayle, premier joueur de couleur noire à porter le maillot des Reds, dans le dernier So foot (Ruffin-Ben arfa en couv) par Rico Rizzitelli, qui s'appuie notamment sur l'autobiographie du joueur "61 minutes à Munich" :

- Gamin défavorisé né dans Liverpool 8, le quartier noir de la ville, avec un père absent et une mère décédée d'un cancer, souffrant du racisme "ordinaire" et victime d'une agression sexuelle de la part d'un de ses éducateurs à l'école, Howard Gayle sombra dans la délinquance (vols, hooliganisme...).

- On y apprend l'existence du Boy's Pen, une tribune réservée aux "ados énervés et parfois aux nouveaux venus, sorte de purgatoire avant de mériter le paradis, le Kop d'Anfield" (dixit Peter Hooton).

- Il sort de la délinquance grâce au foot, intégrant fin 1977 Liverpool avec un contrat de stagiaire pro où il se fit une place au sein de l'équipe réserve (62 buts en 4 saisons) avec des coéquipiers tels que Ian Rush, David Fairclough ou Sammy Lee, trustant les titres de champion des réserves professionnelles. 

- Il est confronté au racisme des joueurs de l'équipe première avec, par exemple, lors d'une fête dans un club, la prestation d'une strip-teaseuse couverte de poudre blanche entraînant la remarque "Essaie donc de marcher à Toxteth maintenant" suivie des rires gras de ses coéquipiers...Il dut également affronter les commentaires racistes d'un Tommy Smith sur le déclin, pourtant un héros de sa jeunesse, qu'il recadra de manière "musclée" (Souness, capitaine, le soutint jugeant que Smith l'avait bien cherché). Bob Paisley lui demanda également plusieurs fois de déménager de son quartier natal, conseil qu'il n'adressa pas à d'autres joueurs...

- L'article rappelle que ce racisme larvé s'inscrit dans les gènes de Liverpool, port négrier au XVIIIème siècle, ayant soutenu les Etats du Sud lors de la guerre de sécession... 

- Il fit ses débuts avec l'équipe pro à 22 ans contre Manchester city et connut son heure de gloire en remplaçant Kenny Dalglish dans la demi-finale retour contre le Bayern en C1 en 1981 (entrée à la 7ème minute et sortie à la 68ème par Paisley craignant l'expulsion du joueur). Il inscrit, peu après, son seul but pour les Reds contre les Spurs lors d'un de ses 4 matchs en championnat puis fut prêté à Newcastle avant de poursuivre une honnête carrière dans différents clubs, dont Birmingham, Stoke ou Dallas.

- Pour Rogan Taylor, universitaire, Gayle aurait été victime de sa couleur de peau et des préjugés sociaux le cataloguant comme un joueur ayant une mauvais attitude...

- Retraité, il s'occupa des jeunes de Tranmere et de Liverpool 8 et surtout milita dans une association anti-raciste Show Racism the red card, raison pour laquelle il fut proposé à l'ordre de l'empire britannique pour ses activités d'éducateur et de militant anti-raciste, décoration qu'il refusa.... 

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Les entraîneurs révolutionnaires du football

 

L'équipe des cahiers du football consacre un ouvrage aux entraîneurs révolutionnaires de football (7 portraits répartis sur différentes décennies). Si aucun manager de Liverpool ne fait parti des sept élus (Jürgen Klopp abondamment cité pour son gegenpressing pâtissant de la concurrence, sur la même époque, de Guardiola), ils sont pourtant fréquemment cités au cours de l'ouvrage : Dès l'introduction, la définition du rôle de l'entraîneur par Bill Shankly (ainsi que, plus tard, son pass and move, qui a permis aux Reds de partir à la conquête de l'Europe) est mise en exerge. Apparaissent également, outre Jürgen Klopp à de nombreuses reprises, Rafael Benitez ou Brendan Rodgers. De manière plus surprenante, Roy Hodgson ou Gérard Houllier ne sont pas considérés comme des entraîneurs révolutionnaires...

 

Le rôle d'entraîneur a considérablement évolué en un siècle passant d'un rôle subalterne en comparaison des dirigeants, qui faisaient souvent la composition de l'équipe, et des capitaines, qui assuraient la tactique, à l'ère des super-entraîneurs, personnalités médiatiques à part entière. Comme le résume Eddie Howe, « les supporteurs veulent que leur entraîneur leur donne des émotions ».

 

L'importance de l'humain, de la confiance, que pouvait inspirer des managers comme Brian Clough ou Bill Shankly, apparaît désormais primordiale. « Elaborer une tactique n'est pas très compliqué ; le plus difficile est de la transmettre » souligne notamment Carlo Ancelotti.

 

Le caractère révolutionnaire d'un entraîneur est défini par le recours systématique à l'expérimentation : D'autres ont pu expérimenter un nouveau système avant lui, l'entraîneur révolutionnaire lui en fait une règle.

 

Quelques mots sur les sept entraîneurs présentés :

 

  • G. SEBES, entraîneur de la grande équipe de Hongrie de l'après-guerre :

 

« Peu importe le nombre de buts que concède mon équipe, l'essentiel est qu'elle en marque un plus ». Son équipe de Hongrie alignait, en effet, une moyenne de quatre buts par match...

 

Communiste convaincu (il était également vice-ministre des sports), son « football socialiste » fut le préfigurateur du football total de l'Ajax...Il introduisit également le concept de faux numéro 9.

 

Vainqueur des jeux olympiques en 1952, de l'équipe d'Angleterre à Wembley, il rata la dernière marche en finale de la coupe du monde en 1954 contre une équipe d'Allemagne, que certains ont soupçonné de bénéficier de l'aide de produits « vivifiants »...

 

Sebes fut, en quelque sorte, le précurseur du gegen pressing de Klopp avec une volonté d'être actif défensivement.

 

  • H. HERRERA

 

Sa priorité consiste, au contraire, d'encaisser moins de buts (ou aussi peu) que son adversaire. Il mit à l'honneur le rôle du libéro et un football « vertical » à grande vitesse, en contre-attaque.

 

On pourra se rappeler néanmoins que la seule équipe à infliger trois buts à l'Inter de Herrera en C1 fut le Liverpool de Shankly, malheureusement éliminé au retour à San Siro dans des conditions d'arbitrage douteuses...

 

Sans hésitation, Mourinho s'impose comme l'héritier d'Herrera dans le foot moderne...

 

  • R. MICHELS

 

C'est l'entraîneur qui a promu le football total tant en club (Ajax) qu'en sélection.

 

  • V. LOBANOVSKI

 

Synthèse du football total et du catenaccio, Lobanovski, ingénieur en chauffage de formation, préférait parler de « polyvalence sage ». Il sut mettre en place un « pass and move » avec une intensité folle, qu'aurait apprécié Jürgen Klopp. Sa volonté de maîtriser les phases de transition est aussi à souligner : « Le plus important dans le football, c'est ce que fait un joueur sur le terrain quand il n'a pas le ballon » avait-il l'habitude de dire.

 

Il réussit également à bâtir 3 générations d'équipes fabuleuses autour de Blokhine dans les 70's (quels souvenirs que ce quart de finale contre les verts en 1976 !!!), Belanov dans les 80's (quelle démonstration de force que fut la victoire contre l'atletico madrid en finale de la C2 en 1986) et de Chvetchenko dans les 90's...

 

Lippi fut son héritier dans le football moderne. A signaler également le nombre de ses anciens joueurs à être devenus entraîneurs.

 

  • A. SACCHI

 

L'utilisation de la zone et du hors-jeu fut son apport primordial avec l'importance dans son système de Baresi qui avait pour mission de faire monter le bloc.

 

D'une certaine manière, la confrontation tactique entre Cruyff et Sacchi fut les prémices des batailles tactiques entre Klopp et Guardiola...

 

Klopp s'inspire, en effet, de Sacchi en souhaitant profiter au maximum des situations de désorganisation chez l'équipe adverse lors des phases de transition.

La condition physique, permise par le football moderne, reste évidemment primordiale dans cette approche.

 

  • J. CRUYFF

 

Il fut le fils « tactique » de R. Michels.

 

  • P. GUARDIOLA

 

Il remet à l'honneur le jeu de position et l'importance de la vitesse (« la vitesse est la chose la plus difficile à défendre » dit-il)

 

En conclusion, les auteurs pensent, qu'à l'avenir, les entraîneurs vont devenir avant tout des spécialistes du management, les autres décisions (santé, tactique) relevant des statistiques produites par les ordinateurs...

 

 

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Merci Rafalabamba

Classement fort discutable sur le contenu, mais il en est ainsi de tous les classements, du ballon d'Or au trophée du meilleur grimpeur ! Beaucoup d'autres grands manquent à l'appel, que ce soit Paisley (pour ses victoires, sont style hérité d'un plus grand que lui) , Ferguson (on aime ou pas, mais force est de reconnaitre son apport sur le jeu)

Le paradoxe restant Sebes - Herrera (le seul "français" du groupe)

Alors que chacun prône le jeu offensif, s'enthousiasme devant un jeu d'éclat et de mouvement, Herrera reste aux antipodes de jeu attractif. Je remercie tout de même Helenio qui me fit découvrir et apprécier, sans doute un des plus grands défenseurs de l'histoire (tombé dans l'oubli pour la jeune génération) : Giacinto Fachetti. Fachetti qui pour moi, plus qu'Herrera, représentait la vraie vision du catenaccio.

Quant à son héritier spirituel, Mourinho, j'ai énormément de mal à y reconnaitre le style Herrera. Helenio basait son jeu sur une défense de fer, ce fameux verrou italien, et des latéraux rapides et techniques (le replacement de Fachetti en latéral en reste le plus bel exemple) prêts à remonter le ballon le plus vite possible dans la zone adverse. Mourinho n'a pas cet esprit de vitesse mais de contrôle... ou bien suis-je trop anti-Mancs :rolleyes:

Le débat reste ouvert...

Et je te cite "..De manière plus surprenante, Roy Hodgson ou Gérard Houllier ne sont pas considérés comme des entraîneurs révolutionnaires..." Hodgson a inventé le football léthargie. Est-ce réellement un apport ?  :lol:

 

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Supersub par D. Fairclough

 

En complément de la riche intervention donnée par David Fairclough devant un auditoire fourni de membres de la « French Branch » à l’occasion de l’assemblée générale du 8 juillet, son autobiographie, intitulée sans grande surprise « Supersub » et préfacée par Gérard Houillier, vient ajouter quelques précisions au parcours de ce joueur, qui, en huit ans sous les couleurs de Liverpool, a effectué 154 apparitions, dont 62 comme remplaçant, marqué 55 buts et remporté 4 championnats, 2 C1, 1 C3 et une coupe de la ligue…

 

A l’instar de son speech à l’AG, on perçoit assez rapidement le ressentiment envers Bob Paisley, qu’il juge lâche (Uncle Bob faisait passer des infos sur la composition de l’équipe par l’intermédiaire de son grand ami Michael Charters, journaliste au Liverpool Echo sans en informer le joueur concerné) et borné…

 

Les incompréhensions avec son manager sont multiples le long de sa carrière sur les bords de la Mersey : En 1977, malgré son éclosion au haut niveau (7 buts en 14 rencontres pour aider à gagner le championnat et la C3 lors de la saison 1975-76 puis son fameux but contre Saint-Etienne le 16 mars 1977), il n’est pas sélectionné pour la finale de la Cup contre Manchester United avec la perspective de la finale de la C1 quelques jours plus tard, qu’il verra du banc des remplaçants (il participera, en revanche, à la finale en 1978)…

 

Quand il est prêté en 1982 à Toronto, il apprend qu’une option d’achat est incluse contre sa volonté…Son départ de Liverpool sera finalement acté suite à une phrase reprise dans les journaux mal interprétée par Paisley (« Je ne dois rien à Liverpool » bien qu’il ait précisé avant que Liverpool ne lui devait rien non plus…).

 

En revanche, ses relations sont très bonnes avec les autres membres du Boot Room (Roy Evans notamment). Il souligne d’ailleurs l’importance de Ruben Beunett ou de Tom Saunders dans son développement.

 

Comme d’autres footballeurs de l’époque (Howard Gayle notamment), il n’est pas très élogieux envers Tommy Smith, à qui un comportement déplaisant envers les jeunes voire raciste est reproché…

 

Cette autobiographie permet également de retracer la frustration du jeune joueur prometteur mais remplaçant, barré, à l’instar de Solanke aujourd’hui, par des titulaires indéboulonnables. Il y avait, en effet, peu de rotation dans les équipes, les titulaires préférant jouer blessés par peur de perdre leur place et de ne pas revenir dans l’équipe-type.

 

Comme répondait Shankly parfois par boutade : « Quelle est la composition de l’équipe ? la même que l’année dernière… ». Ce n’est qu’en 1967 que fut introduite la possibilité de changement pour raisons tactiques et non uniquement sur blessures.

 

Ce livre reste l’évocation du parcours d’un bon joueur de football (il fut convoqué dans l’équipe B anglaise suite à sa bonne première partie de saison en 1977/78) mais pas exceptionnel. D’ailleurs, d’une photo de l’équipe des jeunes de Liverpool en 1974/75, seuls lui et Jimmy Case parviendront à devenir professionnels et à jouer au sein de l’équipe première.

 

Les blessures, l’âge puis l’arrivée d’un certain buteur gallois avec moustache conduiront progressivement ce scouser pur jus, qui venait aux entraînements en bus, à vouloir quitter sa ville natale, où il assista à la coupe du monde en 1966 (ainsi qu’à la finale à Wembley) et bénéficia même d’un autographe d’Helenio Herrera…

 

Il fut un temps approché par Everton mais s’exila d’abord à Toronto puis en Suisse (Luzerne), et en Belgique (Beveren) avant de revenir en Angleterre à Norwich puis Oldham. Des transferts en France finalement avortés furent, un temps, envisagés à Bastia, Guingamp ou Gueugnon…

 

Il revint ensuite à Liverpool pour faire une bonne saison à Tramnere dans une équipe en progression (il se blessa d’ailleurs à la clavicule suite à un accrochage avec le fils de Geoff TwentyMan le superscout qui l’avait repéré…). Il finit sa carrière à Wigan dans une équipe à petit budget, d’où il partit fâché avec le manager.

 

Il s’orienta, malgré une proposition d’entraîner des jeunes à Liverpool par Steve Heighway, vers une carrière de journaliste notamment à LFC TV.

 

Sa vie personnelle fut marquée par différentes tragédies : Son père mourut à 50 ans tandis que lui-même fut victime d’une crise cardiaque à 53 ans. Il perdit surtout son épouse, décédée jeune d’une hémorragie cérébrale.

 

David Fairclough, même s’il juge plus important un but marqué dans le derby, restera dans l’histoire de Liverpool pour le but qualificatif marqué contre Saint-Etienne en quart de finale de la C1 en 1977, qui lui vaudra d’être reconnu à différentes frontières européennes et par Michel Platini en personne lors d’une manifestation de l’UEFA…

 

A ce titre, il fait à jamais partie des joueurs-cultes, qui peuplent la riche histoire du Liverpool Football Club.

 

 

 

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Merci rafalabamba... Eternellement reconnaissant sur tes décryptages, notamment ce dernier de Supersub. (sans oublier le mal-aimé Kevin Keegan)

Mon anglais fort médiocre ne me permettra jamais de tenir une réelle conversation avec nos prestigieux invités.. Heureusement que tu es là !

 

 

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Merci Rafa pour ce compte-rendu sur la bio de Super Sub. Je ne l'ai pas encore lu et n'étais pas au courant de tout cela. Ca détonne un peu, car il est rare d'entendre des critiques sur Paisley. Et toute voix dissonante est intéressante, sous réserve de ne pas prendre cela pour argent comptant.

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Sur tes commentaires sur les légendaires entraineurs tirés des cahiers du football, quelques mots sur Lobanovski pour avoir un peu crapahuté du côté de Kiev.

En Occident, et notamment en France, on ne se rend pas (plus) compte de la légende qu'est VL en Ukraine et plus généralement en ex-URSS. Ses équipes produisaient un jeu formidable, et je dirai que le Liverpool de Klopp me fait penser à son Dynamo version 80' et fin 90'. Ceux qui ont vu la finale de la C2, à Lyon, contre l'Athletico Madrid sauront de quoi je parle, ou encore l'URSS au mondial 86, victime d'une truanderie organisée par l'arbitre contre la Belgique .... Revoir aussi les 2 branlouttes que Kiev met à Barcelone en LDC 97 (3-0 et 4-0). Le dynamo de 98-99 perd en demi contre le Bayern par manque de rigueur et de respect de l'adversaire, mais ils étaient largement au-dessus d'un Bayer, lui-même largement au-dessus de Man United en finale ...Dommage,dommage !

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Rafa, la star du Dynamo des 80, c'est plus Zavarov que Belanov. Ce dernier reçoit le ballon d'or parce qu'il est meilleur buteur du mondial, mais le grand joueur s'est Sacha Zavarov. L'ouverture de l'URSS lui permet d'aller jour à la Juve, mais il ne s'adaptera jamais (comme Dassaev en Espange, Dobrovolski en Ecosse, ou plus tard Rebrov chez les Spurs), et je crois qu'il finit à Nancy.

Dans cette équipe, il y avait aussi 2-3 joueurs fabuleux, méconnus en Occident, Rats et Yaremtchuk.

J'ai pu voir à Kiev en 97 ou 98 un remake des anciens du Dynamo Kiev vs anciens du Spartak Moscou, le stade Olympique était rempli de 80 000 camarades ...

C'est triste de voir le niveau actuel du foot russe et ukrainien. OK, la Russie fait une très belle coupe du monde, mais il n'y a aucun grand joueur, ni fonds de jeu. Valeri Lobanovsky doit en avoir mal aux yeux !

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Rafa, la star du Dynamo des 80, c'est plus Zavarov que Belanov. Ce dernier reçoit le ballon d'or parce qu'il est meilleur buteur du mondial, mais le grand joueur s'est Sacha Zavarov. L'ouverture de l'URSS lui permet d'aller jour à la Juve, mais il ne s'adaptera jamais (comme Dassaev en Espange, Dobrovolski en Ecosse, ou plus tard Rebrov chez les Spurs), et je crois qu'il finit à Nancy.

Dans cette équipe, il y avait aussi 2-3 joueurs fabuleux, méconnus en Occident, Rats et Yaremtchuk.

J'ai pu voir à Kiev en 97 ou 98 un remake des anciens du Dynamo Kiev vs anciens du Spartak Moscou, le stade Olympique était rempli de 80 000 camarades ...

C'est triste de voir le niveau actuel du foot russe et ukrainien. OK, la Russie fait une très belle coupe du monde, mais il n'y a aucun grand joueur, ni fonds de jeu. Valeri Lobanovsky doit en avoir mal aux yeux !


Ca ne me rajeunit pas, mais je me rappelle aussi de Lobanovski.

Après, c'est toujours le meme débat. Est-ce que Lobanovski aurait eu les memes résultats et la même influence sans la qualité des joueurs que tu cites?
En d'autres termes, est-ce qu'il aurait eu le meme impact s'il était entraineur, par exemple, dans le football russe actuel?

Sinon, petite question, le Dobrovolski que tu cites, est-ce le meme qui a aussi joué au Servette (Genève) et l'OM?

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Je pense oui ...

Sur Loba, tu as peut-être raison, c'est vrai de tous les coachs. Cela dit, la force de ses équipes c'était le collectif, il n'a eu que 3 grandes stars : Blokhine, Zavarov et Shevchenko !

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