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      RAPPEL : Projet YNWA face au Covid-19 #UnityIsStrength   05/04/20

      Bonjour Kopite, Nous espérons que tout va bien pour toi et tes proches dans cette période un peu particulière. À défaut de pouvoir continuer à te voir nous avons mis en place avec LFC en direct d'Anfield le Projet YNWA pour faire face au Covid-19 ensemble ! #UnityIsStrength Donc, dès maintenant nous te proposons de nous rejoindre ci-dessous : En attendant prends soin de toi, L'équipe OLSC France - Liverpool French Branch You'll Never Walk Alone
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rafalabamba

Trop facile ?

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C'est la saison dont tout supporter du Liverpool Football Club rêvait : Enfin, un entraîneur s'est décidé à appliquer les préceptes, que scande pourtant le grand philosophe du sport Mr Ventre depuis des années : « l faut gagner tous les matchs !!! »

 

Qu'il vente, pleuve, voire fasse soleil sur la perfide albion, le résultat est le même : Le football est un jeu dont les hommes en rouge finissent vainqueurs...En cela, le match away contre Aston Villa restera emblématique pour moi de cette saison inoubliable : De ce jour qui s’annonçait-« sans », comme les grandes équipes peuvent en connaître deux à trois fois par saison, Liverpool, longtemps peu inspiré, réussit à égaliser face à ce promu combatif par Andy Robertson puis remporte la victoire, dans les derniers instants du match, grâce à Sadio Mané.

 

De tels renversements de situation ou de basculement de rencontre se sont reproduits à foison cette saison et ont toujours tourné du bon côté même quand l'équipe fut bousculée, comme dernièrement au Molineux ou à Norwich ou, même à Anfield, contre Southampton, justifiant pleinement le surnom de « Mentally Monsters » donné par Paul Tomkins dans son dernier ouvrage.

 

Cette machine à gagner inarrêtable conduit logiquement même les plus pessimistes (dont je fais traditionnellement partie...) à reprendre en choeur le refrain entonné, depuis quelques semaines dans le Kop, « we're gonna win the league !!! ».

 

Pour un supporter, qui fut adolescent dans les années 80, à une époque où le seul moyen de s’informer était de consulter le journal local, une certaine routine s’était installée : Liverpool était sacré champion d'angleterre au moins une année sur deux.« Moi aussi, j'ai connu les temps difficiles : Nous avons fini une fois deuxième » disait d'ailleurs avec humour l’Oncle Bob. Et pourtant, une disette terrible s’installa ces trente dernières années, rendant la quête d'un dix-neuvième titre comparable à celle du Saint-Graal !!!

 

Suite à la « descente de la perche » sous Souness, les équipes de Roy Evans, séduisantes offensivement mais avec des défenses catastrophiques, de Gérard Houllier et Rafael Benitez, plus équilibrées mais manquant toujours de un à deux « match winners », n'ont jamais pu rivaliser pour le titre face à l'implacable domination du Manchester United de Ferguson ou de l'Arsenal de Wenger puis de l'émergence d'un nouveau cador Chelsea, boosté par les finances d'Abramovitch et la maîtrise tactique de Mourinho...

 

Liverpool toucha le fond au début de la décennie 2010 avec les mauvais propriétaires (deux cow-boys dont il serait trop d'honneur de rappeler le nom) et vraisemblablement son pire manager en cinquante ans en la personne de Roy Hodgson...

 

Il y a moins de cinq ans Liverpool bataillait pour garder sa place dans le top six, renforcé par une autre « danseuse » venant cette fois du Moyen-Orient avec le Manchester City des émiratis et la résurgence des Spurs.

 

La qualification pour la ligue des champions semblait un objectif quasiment inatteignable même avec le retour aux affaires temporaire du King Kenny. Quel contraste avec cette année où Liverpool est déjà qualifié, dès la mi-février, pour la prochaine édition de la ligue des champions…

 

Il y eut évidemment une éclaircie miraculeuse lors de la saison 2013-2014 avec un Liverpool porté par un immense Luis Suarez, bien accompagné en attaque par Daniel Sturridge et l'émergence de deux talents prometteurs en la personne de Raheem Sterling ou Philippe Coutinho, sous la conduite de Brendan Rodgers.

Profitant d’une saison atypique, où toutes les grosses équipes étaient en reconstruction, ce fut la première fois en 25 ans que Liverpool lutta réellement pour le titre et eut même la balle de match, avant la fameuse glissade de Stevie G…Que de souvenirs avec l'espoir grandissant au fil des mois avec les victoires à Stoke, contre Manchester City ou à Norwich avant la désillusion finale...

 

Il fallut ensuite attendre l'arrivée de Jürgen Klopp pour bâtir une équipe montant progressivement en puissance, capable de réduire l'écart puis de rivaliser avec le City de Guardiola, tournant à près de 100 points sur les deux dernières saisons.

 

Liverpool échoua ainsi à un point du titre l’année dernière que City se refusa malheureusement à lâcher après un parcours impressionnant des deux équipes dans la deuxième partie de saison…

 

Au début de cette saison, les commentateurs pensaient que l’écart serait encore trop grand face à un City renforcé pour croire au titre mais les hommes de Klopp ont vite démontré le contraire…

 

Ce bref panorama « historique » permet de rappeler l'immense attente que représente le n°19 pour tout supporter de Liverpool, dont une large majorité aurait d'ailleurs volontiers échangé la ligue des champions contre le titre de champion d'angleterre l'année dernière...

 

Grâce au parcours hors-normes des Reds cette saison, la question du titre n'apparaît plus que comme une simple formalité en février avec désormais pour seul suspens la date du sacre en mars ou en avril et les différents records d'invincibilité à battre, dont celui des invincibles d'Arsenal et leurs 49 matchs consécutifs sans défaite en Premier league...

 

Et pourtant, un léger regret semble poindre depuis quelques semaines : La conquête de ce titre tant désiré n'est-elle pas trop facile ?

 

Même si je n'irai pas jusqu'à souhaiter une marge de deux-trois points à l'approche des deux-trois dernières journées (et notamment pour le dernier match à domicile contre Chelsea...), cette domination outrageuse me semble quelque part moins romantique pour la conquête d'un titre si attendu que la partie de « ping-pong » de 2014 où Arsenal, City puis Liverpool et finalement City eurent leurs chances ou de « bras de fer » de 2019 que les hommes de Guardiola remportèrent (ah si Vincent Kompany n'avait pas décroché sa frappe contre Leicester lors de l'avant-dernière journée)...

 

Sur le plan strictement sportif, à l'instar de l'Arsenal d'Henry ou Viera ou du Bayern de Guardiola, il n'est pas forcément bon d'être « invincible » ou sacré trop tôt. Une ultra-domination en championnat n'est pas une garantie de succès dans les joutes européennes : Soit l'équipe consacre toute son énergie à des records finalement secondaires, soit l'équipe se démobilise et ne peut hausser son niveau de jeu dans les matchs à enjeu...La première quinzaine de mars permettra, à cet égard, de rapidement connaître les priorités de Klopp entre l'invincibilité en championnat et les coupes, qu'elles soient européennes ou nationales...

 

Caprice d'enfant gâté ? Comme depuis un an et demie, je continue à avoir une « boule au ventre » les jours de match de championnat de Liverpool, préférant parfois les regarder en différé pour dissiper temporairement ma crainte d'un résultat négatif...Je serai évidemment le plus heureux des hommes quand les Reds seront champions mais quand même quelques matchs accrochés à Goodison ou à l'Ethiad ou un sprint final avec un peu de suspens auraient pu rajouter encore un peu de saveur à cette saison exceptionnelle !!!

 

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