Aller au contenu
  • Annonces

    • ant

      OLSC France - Souscriptions 2025-26 OUVERTES !   06/06/2022

      Souscriptions OLSC France 2025-26 OUVERTES Formulaire de souscription OLSC France par ici puis sur AssoConnect ! N'oublier pas de noter pour référence votre numéro de Membre OLSC France lors de votre règlement et ensuite faire votre présentation sur le forum avec votre numéro noté également, c'est plus facile pour ensuite avoir un accès au parti Membres OLSC France de notre forum. Il y a un délai de traitement des souscriptions entre 7 et 21 jours (suivant les modes d'emplois des bénévoles qui ouvre au sein de notre association), donc merci pour votre patience et compréhension avant d'avoir un accès privilégié aux informations exclusives membres ! Avis aux retardataires 😡 ! La date limite d'adhésion à OLSC France pour la saison 2025-26 est fixée au 14 avril 2026 à minuit.  Après ce délai, il vous faudra attendre le début des adhésions de la prochaine saison. Merci pour votre engagement avec nous. Je vous remet le lien vers notre formulaire d'inscription : https://www.liverpoolfrance.com/formulaire-a-remplir/ INFOS : https://www.liverpoolfrance.com/souscrire/ https://www.liverpoolfrance.com/apres-souscription/ https://www.liverpoolfrance.com/cotisations/ Merci pour votre fidélité et patience - YNWA Le secrétaire OLSC France YNWA
    • ant

      Billetterie et Formulaire de Demande de Place !   19/06/2022

      Billetterie OLSC France OUVERT FORMULAIRE DE DEMANDE DE PLACE PAR ICI Informations uniquement disponibles pour les membres OLSC France dans l'Espace Membres OLSC France. Les déplacements pour la saison sont également ouverts. Merci pour votre compréhension et support - YNWA Les infos sur les disponibilités sont ici si intéressé Les deplacements OLSC Members sont OUVERT par ici également Les infos OLSC Membres sur les billets et comment faire sont par ici Membre OLSC France comment partir en déplacement voir les Reds ? Réserver les places en tant que Membre OLSC France - Liverpool France à bientôt avec les Reds à Anfield. YNWA

Des hommes en costume-crème


rafalabamba

Messages recommandés

Après sa description des années 80, fin de la période « heureuse » du Liverpool Football Club, Simon Hugues, dans « Men in White suits », se consacre, suivant la même méthode d’entretiens avec des joueurs ou des managers de l’époque, aux années 90, décennie où LFC est incontestablement descendu de son perchoir, pour reprendre l’expression d’Alex Ferguson sans le juron…

 

Pour illustrer cette période, la couverture du livre reprend les fameux costumes crème Armani, portés par les joueurs de Liverpool avant la finale perdue de FA Cup de 1996 contre le MU de Cantona. Ces « white suits » des « spice Boys » ont caractérisé une équipe douée et offensive mais manquant de sérieux et de constance pour prétendre remporter des trophées importants…

 

Cette période des nineties est aussi « stratégique » par l’émergence du foot-business, qui engendra des évolutions majeures pour les clubs que saura mieux négocier Manchester que Liverpool…

 

Pourtant, comme le rappelle l’auteur dans son intro, cette équipe, louée pour ses qualités offensives avec Fowler, Mc Manaman ou Collymore, disposait aussi d’une assise défensive acceptable, finissant, en 1996 et 1997, deuxième et troisième meilleure défense du championnat. Elle était également, sous Roy Evans, l’équipe la plus jeune du championnat devant les « Fergie babes » de MU.

 

Le premier entretien du livre se tient avec un représentant de la « old school » en la personne de Jan Molby, qui présente la particularité d’être le premier joueur étranger à avoir été honoré d’un testimonial mais également d’avoir passé trois mois en prison pour conduite dangereuse…

 

Le joueur danois trouva, en arrivant de l’Ajax, que les méthodes d’entraînement à Liverpool étaient plutôt « relax » par rapport aux Pays-bas alors qu’elles étaient considérées comme les plus rudes en Angleterre à l’époque…A titre d’illustration, il n’y avait pas d’échauffement à Liverpool alors qu’il durait au moins 30 minutes à Amsterdam…Molby explique le déclin du Liverpool de Souness par le départ de Peter Beardsley, joueur-clé de l’effectif car faisant le lien entre le milieu et l’attaque des Reds.

 

Nick Tanner, un joueur de football plus modeste, signale le « mauvais esprit » de l’équipe, où seulement, par exemple, un tiers des joueurs prévus se sont rendus au rassemblement de fin de saison. Il conclut, de manière humoristique, l’entretien en précisant vouloir voir faire graver sur sa pierre tombale : « J’ai seulement coûté « twenty grands »…

 

Avec Ronny Rosenthal, l’ailier israélien, qui se présente désormais comme un « découvreur » de joueurs (il évoque notamment le cas de Vincent Kompany), l’analyse s’approfondit sur les raisons du déclin du club. Pour lui, les recrues de Souness n’étaient tout simplement pas assez rapides pour s’approprier le traditionnel passing game du club.

 

A Liverpool, à cette époque, il n’y avait qu’un seul scout Ron Yeats tandis que MU en avait déjà plusieurs en Scandinavie et en Europe…De plus, le club pouvait historiquement recruter moins cher les joueurs en raison de son historique de succès. Ce n’était plus le cas dans les années 90 surtout que son voisin mancunien commençait à bénéficier des ressources provenant du merchandising en Asie… Pour résumé, selon Ronny Rosenthal, Liverpool ne voulait pas admettre que le football était en train de devenir un business et a justement raté le train du football business (qu’il mettra plus de vingt ans à rattraper…).

 

Jamie Redknapp fut un des symboles des spice boys, étant marié à l’époque avec une chanteuse pop. Pour lui, le moment-charnière fut la finale de FA Cup contre Manchester United, où une victoire contre l’ogre mancunien aurait pu conduire à une période de domination pour les Reds…D’ailleurs, il rapporte les propos de Gary Neville, qui lui confiât qu’Alex Ferguson n’avait pas eu besoin de faire une causerie d’avant-match après avoir vu les joueurs de Liverpool dans leur costumes Armani…

 

Il souligne enfin la différence entre le Graeme Souness, entraîneur « en guerre contre tout le monde » à Liverpool et le consultant plutôt sympathique, rencontré sur les antennes de Sky…

 

Jason Mc Ateer fut un autre représentant de cette génération des « spice boys ». Sa critique porte essentiellement sur le nouveau management « continental » d’Houllier avec son carnet de chèques servant à recruter des joueurs étrangers prenant la place de jeunes britanniques…

 

L’apport de John Scales se concentre plutôt sur l’aventure du « crazy gang » à Wimbledon avec quelques anecdotes piquantes…Un jour, il se fait piéger par un tabloïd qui imprime qu’il trouve parfois Vinnie Jones lunatique. En conséquence, ce dernier l’attend le lendemain à l’entraînement avec une batte de base-ball…De manière générale, la résolution des différends entre deux joueurs se réglait habituellement par une « baston » à laquelle les coéquipiers assistaient, regroupés en cercle….

 

A l’instar d’autres anciens joueurs de cette époque, il a trouvé le fonctionnement de Liverpool arriéré avec beaucoup de mauvaises habitudes. Les méthodes d’entraînement, notamment celles de Ronnie Moran, étaient similaires à celles pratiquées dans les années 60 sans analyse technique ou tactique ni diététique…

 

Il conclut, comme Ronny Rosenthal, que ce qui était une grande force de Liverpool est devenue sa faiblesse : L’argent a changé l’esprit du foot et un club aux principes « socialistes » et collectifs en a été la première victime…

 

Patrick Berger appuie ce diagnostic, ayant été déçu à son arrivée par un environnement où tout était vieux sauf l’herbe du terrain coupée quotidiennement…Le club souffrait selon lui d’un management défaillant qu’améliora l’arrivée d’Houllier. Pour l’anecdote, il confie jouer désormais dans un club tchèque amateur, dont le président est Smicer…

 

David Thompson, avec une jeunesse similaire à Carra plus « blue » que « red », se présente comme une victime de Houllier, qui, selon lui, a brisé le lien entre l’équipe première et les équipes de jeunes. Il loue d’ailleurs les qualités de Steve Heighway, qui aurait fait un bien meilleur manager…

 

Il a le mérite d’apporter la vision du « local lad » à qui beaucoup est pardonné s’il fait preuve d’agressivité et mouille le maillot. Il confirme aussi le « management à la dur » de Ronnie Moran, qui lui dit après avoir signé son contrat de ne pas se reposer sur ses lauriers car il n’a été bon que deux minutes lors d’un précédent match…

 

Le dernier joueur interrogé est une des « figures » du club en la personne de « Mad » Erik Meijer qui, même s’il ne marqua que deux buts en 27 matchs, figure à la 99ème place des 100 joueurs « who shook the Kop »…Pour lui, toujours attaché à Liverpool (sa sonnerie de téléphone étant le YNWA), il doit son statut de joueur-culte à ses qualités humaines du gars avec qui on va boire une pinte…

 

Il côtoya dans sa carrière le jeune Ronaldo (le vrai, le brésilien) au PSV âgé de 17 ans et eut une impression plus mitigée d’Houllier, lui reprochant de ne jamais montrer ce qu’il pensait, ou de Phil Thompson, trop vindicatif avec certains joueurs…

 

L’ouvrage se conclut avec deux managers emblématiques de cette période difficile du club. Graeme Souness se compare d’ailleurs à David Moyes reprenant le siège de Ferguson…Pour l’anecdote, si Michael Knighton avait complété sa prise de pouvoir à Manchester United en 1989, il aurait remplacé Ferguson alors en difficulté…Le destin des deux plus grandes forces du foot anglais aurait pu être inversé…

 

Souness reconnaît que son passage à Liverpool n’a pas été très positif :

- Il a fait l’erreur de négocier directement les salaires avec les joueurs suite à une proposition de Peter Robinson ;

- Il a raté l’opportunité de signer quelques bons joueurs comme Peter Schmeichel (qui était prêt à faire un essai d’une semaine à ses frais en tant que supporter de LFC…), Cantona (sur la recommandation de Platini) ou Alan Shearer…

- La photo de son opération à l’hôpital parue dans le Sun a été également une initiative regrettable. D’une manière générale, il reconnaît qu’il aurait dû démissionner après la victoire en FA CUP en raison de sa maladie…

En revanche, il n’est pas responsable de la destruction du boot room, nécessitée par l’extension de la salle de presse…Il nous livre, enfin, une anecdote lors de son arrivée au club en tant que joueur. Il demande à Tommy Smith s’il peut emprunter son sèche-cheveux. Celui-ci répond, en se tournant vers Phil Neal, « Tout le monde est autorisé à faire une erreur »…

 

L’entretien avec Roy Evans, dont on apprend que Tommy Smith, témoin à son mariage, fut un de ses meilleurs amis, conclut l’ouvrage et permet de donner une profondeur historique  grâce à ce membre du mythique « boot room ».

 

Evans reconnaît humblement ne pas disposer du charisme de Shankly (qui était, pour lui, un meilleur manager que coach), du caractère impitoyable de Paisley ou du sens tactique de Fagan. Il mentionne aussi qu’avant Houllier, le staff du club avait pensé à Toshack comme directeur sportif. Il se reconnaît toutefois du bon sens, comme en témoigne son regret de ne pas avoir pu faire signer le Litmanen de l’Ajax, qui avait préféré aller à Barcelone.

 

Une lecture donc fort intéressante, qui, grâce aux interviews des joueurs et managers de l’époque, permet de comprendre pourquoi le Liverpool Football Club a mis près un quart de siècle pour s’adapter aux canons du football moderne…

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Un complément sur Jan Molby tiré d'un des deux So Foot sur Guardiola :

Cruyff le voulait comme n°6 à Barcelone, l'ayant côtoyé comme coéquipier à l'Ajax en 1982.

Liverpool et Barcelone ne se mirent pas d'accord sur le coût d'un transfert à 1,5 M, Cruyff commentant "Je pensais qu'ils se plieraient en 4 pour Johan Cruyff. Cela n'a pas été le cas"....

La raison plus officieuse est que le président de Barcelone avait pris des renseignements auprès d'Alan Simonsen, qui avait décrit Molby comme un joueur sur la fin, ayant quelques kilos de trop...Le président aurait proposé le marché suivant à Cruyff : On prend Molby mais tu es champion en fin d'année sinon tu es viré...

Au final, Cruyff préféra la solution interne, ce qui permettra à Guardiola de lancer son exceptionnelle carrière de joueur puis de manager.

Comme le conclut le journaliste de So Foot Maxime Brigand, Molby, qui après une fin de carrière à Swansea, est revenu à Liverpool pour faire des podcasts, se situe donc à 50 kms de l'homme dont il a indirectement lancé la carrière...

 

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

×
×
  • Créer...