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Michael Robinson


rafalabamba
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Une petite pensée pour Michael Robinson, qui a appartenu à la grande équipe de Joe Fagan de 1983-84 et qui est décédé d'un cancer cette semaine à 61 ans.

 

Il restera, dans mon souvenir, associé à ce poster, vraisemblablement tiré de Onze dans ma chambre d'adolescent, de la photo d'équipe de début de saison, où il côtoyait, à l'instar d'autres « inconnus » (pour moi) comme David Hodgson, les célèbres Dalglish, Souness ou Rush...

 

Le portrait qu'en faisait Simon Hughes dans « Red Machine » montrait son éclectisme puisqu'il était devenu un des commentateurs sportifs les plus populaires d'Espagne avec son propre show sur l'antenne du canal + espagnol ainsi que son caractère sociable et sympathique (il fut celui qui consacra le plus de temps à Simon Hugues parmi la dizaine de joueurs interviewés) et ses sympathies pour le Labour (pas celui de Tony Blair...).

 

Sa période sous le maillot rouge (13 buts en 52 apparitions) ne fut pas un franc succès. Quand il marqua trois buts à West Ham, toute l'équipe signa, pour lui, un ballon. King Kenny nota « Je n'y croyais pas... ».

 

Son père fut également joueur professionnel à Brighton et Aston Villa. Il emmena son fils, pour la première fois à Anfield à six ans, et l'initia donc au « culte ». Ses talents de jeune footballeur irlandais furent reconnus par Bobby Charlon, alors manager de Preston, qui lança sa carrière.

 

Il devint à 19 ans le jeune joueur le plus cher de l'époque avec un transfert de 750.000 £ à Manchester City, multipliant d'ailleurs par 10 son salaire hebdomadaire. L'expérience ne fut pas très concluante justifiant un transfert à Brighton, où il retrouva Mark Lawrenson, qu'il avait déjà croisé à Preston sans nouer toutefois d'affinités particulières.

 

Il fut managé notamment à Brighton par Jimmy Melia, un ancien milieu de Liverpool sous Shankly.

Comme le manager et les autres joueurs, un bonus était conditionné à l'affluence au stade, incitant à un jeu attractif et offensif...

 

Il fut ensuite recruté par Liverpool, ce qui nécessita d'aménager la grille salariale du club au regard du niveau de rémunération perçu dans son ancien club...Quand il demanda des consignes de jeu à Joe Fagan, celui-ci lui répondit simplement « Ici, nous jouons avec11 footballeurs. Assure-toi seulement que nous ne serons pas désavantagés avec toi... ».

 

Il fut grand ami avec Graeme Souness, comme l'a rappelé, avec émotion, l'écossais cette semaine. C'est, pour lui, le meilleur footballeur avec lequel il a joué même s'il pouvait sembler assez lent. Comme disait Paisley à propos de Souness et Dalglish, « ils jouent les cinq premiers yards dans leur tête ».

 

Malgré le fait d'être supporter de Liverpool et d'un contrat de trois ans, que Fagan souhaitait prolonger, Robinson ne fut jamais vraiment à l'aise pendant ces dix-huit mois sous le maillot rouge. Il rentra toutefois dans les prolongations de la finale de C1 à Rome pour contribuer à la 4ème victoire des Reds dans cette compétition.

 

Il partit ensuite pour Osasuna et s'acclimata si bien à la vie espagnole, qu'il se demanda si sa mère n'avait pas « fauté » avec un ibérique...Pas intéressé par le management (malgré une approche du président de l'Atletico Madrid Jesus Gil), il s'orienta donc, avec grand succès, vers la carrière de commentateur sportif. Son dernier match commenté fut d'ailleurs le retour à Anfield face à l'Atletico Madrid en mars.

YNWA Michael Robinson

 

Edited by rafalabamba
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